28 septembre 2006
Les gens partent.
Ou c'est moi qui pars. Mais dans les deux cas, ça fait toujours mal. Ca fait un grand vide, là, au fond de moi.
Il part. Lui à qui je me suis liée, confiée...
Il part à Paris. Et je reste ici. Il va me manquer. D'ailleurs, à peine franchit la porte de mon palier il me manquait déjà.
J'ai trop pleuré à cause de départs, de retards. Je me suis promis un jour de ne plus verser une larme, d'être forte.
Alors je suis distante.
Pardonne-moi toi, toi que je remercie de m'avoir ouvert une porte vers le bonheur...
21 septembre 2006
A toi
J'ai aimé chaque moment passé ensemble: nos longues discussions, notre humour déplacé, notre énorme bêtise, nos confessions, nos photos - j'en suis si fière...
Tu t'en vas à Paris, c'est à 400 kilomètres de Besançon. Certes, on ne pourra pas se voir tous les jours mais nos retrouvailles n'en seront que plus joyeuses.
Tu t'en vas à Paris, là où j'irais de temps à autre te rendre visite.
Tu t'en vas à Paris et tu seras mon guide touristique. Tu me choisira encore comme coéquipière pour des concours photos, tu me remonteras encore le moral, tu me ferras rire, tu ferras tout ça comme un ami. Un vrai.
Tu vas me manquer.
Et puis dans mon coeur, Paris, c'est pas si loin...
19 septembre 2006
Je suis assise dans le noir face à l’écran blanc.
Je me suis préparée à ce moment.
Il est 23h45.
Je ne dirais pas que j’ai beaucoup réfléchi à ce que j’allais écrire ce soir.
Ce n’est pas vrai.
J’ai attendu le bon moment, c’est tout.
Aujourd’hui nous sommes le 18 septembre, il est 23h46.
Phil m’a emmené il n’y a pas très longtemps dans un lieu magique. Un lieu
d’eau. Il m’a emmené photographier l’instant. Photographier la beauté de la
nature.
Il m’a appris un peu comment me servir de mon appareil.
J’ai pris beaucoup de photos ce jour.
Et j’avoue en être fière.
Phil m’a emmené, samedi, à Belfort. A Belfort pour faire un concours photo.
Nous sommes partis tôt dans la matinée. Il était 7h45.
Il y avait trois thèmes au programme répartis sur l’ensemble de la journée.
Samedi, j’ai fait des photos dont je suis fière.
Samedi, j’ai rencontré des gens, d’un âge différent, qui pourtant ont apprécié
notre compagnie.
Samedi, nous avons mangé dans une caisse bleue.
Samedi, j’ai réalisé que Phil comptait beaucoup pour moi, que j’aimais sa
compagnie.
Samedi, lors de la projection des photos en concours sur écran géant à
Samedi, une journée mémorable, pleine de joyeuses émotions. Un bon souvenir
d’une expérience en équipe.
Le lien pour voir tout cela, c'est ici !
Dimanche, ce fût l’anniversaire de Céline. Alors je lui ai préparé son dessert
préféré.
Dimanche, j’ai attendu des gens qui ne sont pas venus. J’aurais voulu que ma
tante vienne. Qu’elle fasse un effort, au moins une fois, pour Céline.
Dimanche, je me suis disputée avec mon père qui refuse de comprendre que je ne
prendrais pas forcément le chemin qu’il m’a destiné.
Phil était là.
Dimanche soir, nous avons découvert avec surprise que les photos du marathon de
samedi étaient en ligne. Et nous avons ris de nous voir, sac plastique autour
de l’appareil, doigt dans le nez, choisissant nos clichés, …
Dimanche soir, j’ai été coquine. Je pense qu’il faut savoir cultiver le désir
pour rendre les retrouvailles plus intenses.
Lundi, retour en cours. Longue journée. Trop longue. Et trop ennuyante.
Toujours cette crainte de perdre mon temps. Toujours cette crainte de m’être
trompée de route, toujours cette crainte de ne pas savoir ce que je veux
vraiment.
Lundi soir, Phil est passé.
Et nous avons longuement discuté, même si cela n’était pas prévu. J’ai apprécié
ce moment qui m’a permis d’ouvrir les yeux sur certains points.
Je suis le mixage de deux cultures différentes, deux cultures qui s’opposent
presque.
De chaque côté, il y a des cicatrices. Certaines plus profondes que d’autres.
Mais l’ensemble reste stable. Mon père, malgré les apparences parfois
trompeuses, m’aime. Il m’aime avec ses défauts. Ma mère me jalouse défois. Mais
je ne lui en veux pas, parce que je sais son enfance. Je sais le passé. Ma mère
m’aime, elle me l’a de nombreuses fois prouvées. Ma sœur et moi sommes sous son
aile, qu’importe le danger.
Je suis le mixage de deux natures généreuses.
Je le suis moi-même.
Parfois, je pense trop aux autres. C’est un reproche que je me suis fait quand
je suis tombée bas en voulant tendre la main. C’est un reproche que mes amis
m’ont fait quand ils ont du me ramasser par terre parce que j’ai trop voulu
donner.
Il y a certaines personnes, c’est plus fort que moi, que je veux voire
heureuses.
Mais j’ai réalisé, avec douleur, que nos mondes sont bien trop différents.
J’ai une famille, unie, malgré les difficultés rencontrées, une famille soudée.
D’autres n’ont pas cette chance. Et j’ai beau vouloir les aider. Je ne peux pas
leur donner ce qu’ils n’ont pas. L’amour d’une famille. Je ne peux pas remplacé
la tendresse d’une mère, la protection d’un père.
Je ne peux pas comprendre la détresse, je ne peux pas comprendre la souffrance,
je ne peux pas comprendre le manque, je ne peux pas comprendre la fuite. Je
n’ai pas vécu cela.
Je ne peux pas comprendre totalement, j’essaye pourtant. Je suis incapable
d’aider les gens comme je le souhaiterais. Je ne peux que partager. Faire de
mon mieux pour soulager le trop plein d’émotions.
Peut-être que bientôt, je saurais le déchirement.
Mon père a de nouveau projet concernant sa profession.
Je ne peux pas lui en vouloir. Cela fait bien trop longtemps qu’il souffre de
son quotidien.
Qu’il souffre de la distance qui le sépare de sa mère, de ses sœurs et ses
frères. Je sais qu’il souffre de ne pas avoir réussit sa vie. Je sais qu’il se
fatigue beaucoup pour nous faire vivre aisément. Je sais qu’il déteste son
emploi, qu’il cherche à tout prix une issue sécurisée. Je sais aussi que cela
n’est pas simple dans le pays où nous vivons.
Alors je ne peux pas lui en vouloir de partir.
Même si je sais que cela va mettre en péril la stabilité de notre cocon.
Enfin, je m’avance peut-être trop vite. C’est vrai, j’ai tendance à voir noir.
Mais c’est ma façon à moi de me protéger des mauvaises surprises.
J’essaye de rester réaliste.
Je saurais demain.
Il est 00h25. Je m’en vais, la tête vide.
11 septembre 2006
Soulagée, enervée ou quoi?
Il m'a appelé à 00h30 pour me demander si je voudrais vraiment le rejoindre pour le week-end prochain. Je dis que oui, vraiment, mais que les prix des billets ne me le permettront pas. Alors il me dit que c'est pas grave, qu'il bosse jusqu'à fin Septembre dans un resto et qu'il peut, lui, payer. Il me demande d'y réfléchir. Il ajoute aussi qu'il m'aime. Je me sens soulagée.
Le lendemain, je l'appelle, t'es vraiment sûr? c'est super cher les billets. Oui oui, ne t'inquiète pas. Enfin c'est quand ton week-end de quatre jours? La semaine prochaine. Ah, bah aussi, je plonge le matin, le soir je bosse de 8h à 11h défois même 1h du mat' et je plonge parfois l'après-midi. Ah, bah tout l'intérêt de venir te voir... De toute façon, tu rentres fin Septembre, au pire début Octobre, on va bien réussir à se revoir. Ecoute, je vois si ça vaut le coup que tu viennes, je te rappelle pour te tenir au courant. Tu me manques ptit bout. Toi aussi tu me manques...
Je me réveille enervée. Enervée à cause de la conversation téléphonique de la veille. Je ne comprends pas trop ce qu'il m'arrive.
La journée passe, je me calme au fil des heures.
Je croise Arthur.
Le soir, j'appelle Doudou. Je lui reparle du week-end. Là, il est motivé tout plein pour que je vienne mais je fais comprendre que non, que c'est trop d'argent pour pas grand chose, pas assez de temps à passer ensemble. En réalité, je ne veux pas dépendre de lui financièrement... Mais ça, je ne le dis pas.
Il me manque. Terriblement. Et ça se sent. Parce que je suis un peu perdue, dans mes propos, dans ma tête. Ca fait rire les autres, j'en ris moi aussi mais ça me fait peur. Peur de me savoir autant accroché à lui, lui qui est de nature solitaire, ni qui ne sait pas très bien penser pour deux...
Ce week-end, finalement je vais à Belfort, pour un concours de photographie. J'y vais avec Phil. J'y vais le coeur rempli d'amour et de passion.
Vivement le début Octobre...
09 septembre 2006
J'ai passé des vacances supers. Etats-unis, Canada, rien à y redire...
Seulement me revoilà, dans mon petit chez moi, sans Lui. Lui, il est encore dans le Sud, et il ne sait pas. Il ne sait pas quand il va rentrer, même pire, il ne sait pas s'il va rentrer. Alors, j'attends. Et ça me tue d'attendre sans savoir quoi, finalement.
